Blessé


Se trouver à genoux,
Apeuré, esseulé,
Quand la corde qu'on a au cou,
Commence à se resserrer,

Être plongé dans le noir,
Pieds et poings liés,
Où notre désespoir,
Est là à se moquer,

Empreint de désir,
Inavouable, impensable,
Où cette envie de mourir,
Prend place à notre table,

Que ce tendre élixir,
Ou cette froide lame,
Me prenne sans réfléchir,
Emportant loin mes larmes,

Se dire que c'est la vie,
Qui nous a placée là,
Seul et sans aucuns bruits,
Devant ce sombre choix,

De partir ou rester,
D'y arriver ou pas,
De vouloir le tenter,
Ou de baisser les bras,

Et quant elle vient nous voir,
Qu'elle vient nous murmurer,
Qu'il est déjà trop tard,
Pour tenter de résister,

On sait qu'elle à raison,
On ne peut l'accepter,
Mais à cette perdition,
Il faut s'habituer,

Car aujourd'hui elle est notre route,
Que l'on empreinte sans le vouloir,
La voie en est la déroute,
Et la destination, le noir,

Quant privé de ce lien,
On ne sait plus quoi faire,
Que notre quotidien,
Se profile en enfer.

# Posté le mardi 14 novembre 2006 14:41

Modifié le mardi 14 novembre 2006 15:01

Summer


C'est à toi que j'écris,
Car je veux partager,
Ce qu'a été ma vie,
Pendant ces jours d'été,

De ce premier regard,
À nos dernier baisers,
Tiré hors du noir,
Par tes mains blessée,

Le temps laisse des blessures,
Qu'il nous faut oublier,
Et ces tendres morsures,
Y ont contribuées,

De n'avoir pu te dire,
Les mots tant espérés,
De n'avoir pu t'écrire,
Les peurs tant redoutées,

De n'avoir pu t'aider,
À chasser ces démons,
Que tu laisses échapper,
Par la pointe du crayon,

Vouloir sécher tes larmes,
Et soigner tes blessures,
T'épargner tous ces drames,
T'éviter ces tortures,

Me confier à toi,
Sans peurs d'être jugé,
Te serrer dans mes bras,
Vouloir te protéger,

Se sentir coupable,
De ne rien avoir fait,
Se sentir incapable,
De faire ce qu'on promet,

Et puis se résigné,
Ne pas vouloir croire,
Que nos peurs redoutés,
Sont ressorties du noir,

On nous prive de ce lien,
On se retrouve brisé,
Nos peurs sont pour demain,
La nuit ne fait que commencer.

# Posté le mardi 14 novembre 2006 14:46

Modifié le mardi 14 novembre 2006 15:00

Au début


Tout commence par un jeu,
Une approche, un regard,
On fait ce que l'on peut,
Pour rester à l'écart,

Ce n'est pas possible,
On en est tous conscient,
Mais cette chose impossible,
Nous rend tous inconscient,

On rentre dans le jeu,
Qui nous est interdit,
Parce que l'on ne peut,
Faire du mal à autrui,

Et du jour au lendemain,
On se trouve égaré,
On pense que cette main,
Va pouvoir nous guider,

On se sent soulevé,
Par cette âme perdue,
Nous à-t-elle envoûté,
Ou bien sommes nous perdus,

On veut tellement y croire,
Elle apporte cet espoir,
De nous dire que le soir,
Nous nuits sont moins noire,

On sait qu'elle est là,
À chacun de nos pas,
Qu'au plus profond de soi,
On ne la quittera pas,

Tu ferais tout pour elle,
Être irréprochable,
Ou le plus cruel,
Pour que dure cette fable,

Tu penses l'avoir trouvée,
Celle que tu cherchais,
Qu'elle te permet d'oublier,
Tes plus sombres secrets,

Qu'on écrit un page,
Que l'on ne peut tourner,
Et que ces vieux mirages,
Se sont tous éloignés.

# Posté le mardi 14 novembre 2006 14:49

On sait qui elle est ...


On sait tous qui elle est,
On sait qu'elle est là,
Les fois où elle apparaît,
Juste derrière nos pas,

Quant on la sent passer,
Juste a coté de nous,
Qu'elle nous a juste frôlée,
Que l'on se prend pour fou,

On sait quant elle arrive,
Mais pas quant elle s'arrête,
On sent que l'on dérive,
Jusqu'à perdre la tête,

On sait qu'il est trop tard,
Tout redevient poussière,
Que déjà dans le noir,
Apparaît la lumière,

Qu'elle nous prend sous son aile,
Nous, parmi les autres,
Qu'elle nous emporte sans zèle,
Passant de l'un à l'autre,

On sait qu'elle est passée,
Mais pas si c'est pour nous,
Si elle nous a raté,
Ou qu'on tombe à genoux,

Et puis le jour vient,
Où elle nous apparaît,
Voulant tisser le lien,
Qui nous consumerait,

Même si je reste insensible,
À ce doux requiem,
Il est irrésistible,
Quant on dit que l'on aime,

On se dit que ces rêves,
Et ces idées d'ailleurs,
Nous offrent parfois une trêve,
Vers ce monde meilleurs,

Mais l'on ne se leurre pas,
On sait qu'elle reviendra,
Nous emportant toi ou moi,
Dans ce sombre trépas.

# Posté le mardi 14 novembre 2006 14:55

Je voudrais ...


Je voudrais t'expliquer,
Ce que tu es pour moi,
Ce que tu as renversé,
En provoquant l'émoi,

De ces tendres matins,
À ces douces soirée,
Où en prenant ta main,
Je pouvais oublier,

Oublier mon passé,
Et ces années déçues,
Ce que j'ai délaisser,
Ce que j'y ai perdu,

Avoir envie d'y croire,
De tant s'y accrocher,
Ne pas perdre cet espoir,
Même s'il faut en crever,

Se dire que c'est à deux,
Que l'on ferra ces pas,
N'écoutant plus ceux,
Qui ne comprendrait pas,

Avoir cette étincelle,
Qui permet d'espérer,
Et retrouvé les ailes,
Qu'on nous avait coupées,

Se permettre de croire,
Que sur la route devant nous,
Ce ne serra pas le noir,
Qui viendra avec nous,

Ce dire que ces lueurs,
Que l'on voit près de soi,
Ce ne sont plus nos peurs,
Que l'on aura plus froid,

Que l'on ne peut qu'avancer,
Vers ces jours meilleurs,
Et que ces pluies d'été,
Sont des gouttes de bonheur,

Que ces jours que l'on vit,
Ne sont que les premiers,
D'une longue série,
Qu'on ne veut arrêter.

# Posté le mardi 14 novembre 2006 15:03