Se trouver à genoux,
Apeuré, esseulé,
Quand la corde qu'on a au cou,
Commence à se resserrer,
Être plongé dans le noir,
Pieds et poings liés,
Où notre désespoir,
Est là à se moquer,
Empreint de désir,
Inavouable, impensable,
Où cette envie de mourir,
Prend place à notre table,
Que ce tendre élixir,
Ou cette froide lame,
Me prenne sans réfléchir,
Emportant loin mes larmes,
Se dire que c'est la vie,
Qui nous a placée là,
Seul et sans aucuns bruits,
Devant ce sombre choix,
De partir ou rester,
D'y arriver ou pas,
De vouloir le tenter,
Ou de baisser les bras,
Et quant elle vient nous voir,
Qu'elle vient nous murmurer,
Qu'il est déjà trop tard,
Pour tenter de résister,
On sait qu'elle à raison,
On ne peut l'accepter,
Mais à cette perdition,
Il faut s'habituer,
Car aujourd'hui elle est notre route,
Que l'on empreinte sans le vouloir,
La voie en est la déroute,
Et la destination, le noir,
Quant privé de ce lien,
On ne sait plus quoi faire,
Que notre quotidien,
Se profile en enfer.